Bonjour,
Il faudrait tout de même parvenir à mettre le dossier à plat sans tomber inéluctablement soit dans le camp nocebo, soit dans celui du complot, tout en tentant de passer raisonnablement au-delà des conflits d’intérêt, et sans alimenter de vaines polémiques qui, au final, ne servent ou ne grandissent personne et surtout pas le bien commun. Sacré défi !
Ce qu’on sait aujourd’hui c’est que cette nouvelle formule a posé des problèmes à nombre de patients, mais pas tant, ce qui ne veut pas dire qu’il faut ignorer le problème (fort heureusement, dans le lot, des médecins des pharmaciens ça aide pour la crédibilité des effets dénoncés).
Pourquoi ces problèmes ? pour l’instant on ne sait pas ? et il serait souhaitable de se mettre en position intellectuelle d’explorer toutes les possibilités, sans rejeter d’office les unes ou les autres, au nom de notions telles qu’effet nocebo ou théorie du complot, guerre princeps/générique.
L’idée, l’urgence est-elle de trouver une solution au problème ? ou de prouver que sa théorie, son analyse est l’unique et la meilleure hypothèse ? en s’enfermant, au besoin, dans des schémas de penser tels qu’ils risquent d’empêcher de voir ce qui, dans 6 mois, 5 ans, apparaitra peut-être comme une évidence.
L’effet nocebo : oui peut-être, mais probablement pas à une aussi grande échelle. En outre, il serait souhaitable qu’on puisse déclarer des effets secondaires sans être, en premier lieu, affublé d’un dysfonctionnement psychique.
La théorie du complot : oui peut-être, mais là encore, il serait souhaitable qu’on puisse pointer du doigt des dysfonctionnements réels, voire expérimentés, sans être immédiatement rangé dans le camp des complotistes.
L’impossibilité que les adjuvants aient un quelconque effet nocif ? oui peut être ? mais dans son alimentation l’humain évite instinctivement et parfois même sans s’en rendre compte ce qui ne lui convient pas. Face aux médicaments, il ne peut pas.
Pour l’expérience que j’ai eu des expertises pharmacovigilance, suite à une affection iatrogène gravissime, il m’a été demandé concernant les médicaments :
A ( princeps) B (générique) C ( princeps ) :
1 : de fournir la notice boite du médicament A et de prouver que c’était bien celui-ci que j’avais consommé au motif que le A n’était pas du tout le même médicament que le B !? Ce jour-là, le générique n’était pas du tout équivalent au princeps !?
2 : que le médicament C, recherche dans la base de données de la pharmacovigilance effectuées, n’avait jamais engendré d’effets secondaires tels ceux que j’avais présentés. Mais le labo avait lui-même déclaré ce même risque d’effets secondaires à l’HAS ! à une date largement antérieure à la date de ma propre déclaration.
A l’échelle de ma petite vie de malade chronique, tout cela n’a, in fine, guère d’importance…
Mais ce que je déplore encore aujourd’hui c’est l’absence totale d’honnêteté intellectuelle dans la gestion du dossier.
Au nom du bien commun :
Quel est l’intérêt de faire une fausse déclaration ?
Qu’est-ce que ça a de constructif et d’utile pour la recherche, le corps médical ? les patients ?
Je ne suis peut-être qu’une patiente atteinte par le complotisme mais pourtant les faits sont là. Retranscrits noir sur blanc sur le papier.
Je ne suis peut-être qu’une patiente atteinte par l’effet nocebo mais au regard de la recrudescence de douleurs en tout genre, et de nouveaux symptômes, j’ai passé l’été à m’interroger de savoir si j’étais en train de faire un échappement à mon traitement (sans lequel je ne sais pas dans quel état je serais aujourd’hui) . Peut-être pas …
Les adjuvants n’ont peut-être aucune incidence sur notre organisme et pourtant certains d’entre nous évitons instinctivement certains d’entre eux.