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"Douleurs familières : Quand s'inquiéter ?"

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sortilege (19 messages) Envoyer message email à: sortilege Envoyer message privé à: sortilege Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 09:48  (GMT)
"Douleurs familières : Quand s'inquiéter ?"
Bonjour à tous,

J'espère ne pas être censurée de poster cela ici mais il se trouve que j'ai du mal à rattacher ce "truc" avec une discussion existante.

Voilà, nous avons tous de temps à autres ce que j'appelle des "petites ou moyennes douleurs familières".
Exemple : des "pointes" dans la région du coeur, des élancements dans le ventre, dans le dos, dans la gorge, des douleurs furtives mais aigues dans les tempes..etc...

Nous ne courrons pas chez le médecin systématiquement et bien souvent on attend "que ça passe".

Doit-on en conclure que ces douleurs ne sont pas des signes sérieux de quelquechose qui n'irait pas bien ?

Une douleur transitoire qui disparait pour réapparaître au même endroit avec la même intensité une année plus tard doit-elle inquiéter et justifier une consultation ?

"Accepter" de vivre avec des douleurs familières, est-ce incompatible avec un état de bonne santé ?

Et d'ailleurs, que veut dire être en bonne santé ?

Merci de vos réponses

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ? Irleana 17-12-04 1
   RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ? sortilege 17-12-04 2
       RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ? Nausica 17-12-04 3
       RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ? Irleana 17-12-04 4
 RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ? moonheart 22-12-04 5

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Texte des réponses

Irleana (1200 messages) Envoyer message email à: Irleana Envoyer message privé à: Irleana Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 10:13  (GMT)
1. "RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ?"
Bonjour Sortilège,

>"Accepter" de vivre avec des douleurs familières, est-ce incompatible avec un >état de bonne santé ?

Si vous êtes parvenus en quelque sorte à accepter au jour le jour ces douleurs, elles sont devenues comme parties prenantes de votre vie, comme "intégrées".

Mais encore faut-il savoir gérer la part des choses, et mesurer si la douleur est réellement supportable ou s'il ne vaudrait pas mieux la faire taire par un traitement adéquat et efficace.

Souffrir sans causes est peut-être bien la pire des douleurs lancinantes qui soit. Souffrir mais savoir ce dont quoi on souffre, est totalement différent dans l'optique où on connaît la cause de cette douleur.
Lorsque la cause est connue, la souffrance est entendue et il est possible si ce n'est d'éradiquer, de soulager la douleur.

>Et d'ailleurs, que veut dire être en bonne santé ?
Etre en bonne santé puisque bien sûr mais aussi mentale.
Il est possible de souffrir d'un handicap, d'une maladie chronique et pourtant d'être heureux de vivre.
De savoir communiquer, entendre, découvrir et partager avec l'Autre.
Il est possible d'être en bonne santé et de ne plus l'être du jour au lendemain. Tout ceci est indépendant de notre volonté...
C'est en quelque sorte quelque chose qui nous échappe.

Etre en bonne santé pour moi n'a pas de sens.
Il s'agit simplement de savoir accepter sa personne, sa maladie (ou son abscence de) pour pouvoir vivre le plus sereinement possible.
La souffrance fait quelque part partie de nos vies à tous.

Une petite question croyez-vous que les hypocondriaques cherchent après autre chose que l'absolu maîtrise d'une chose qui leur paraît inacessible?


Cordialement
Bien à vous.

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sortilege (19 messages) Envoyer message email à: sortilege Envoyer message privé à: sortilege Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 11:42  (GMT)
2. "RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ?"
Bonjour Irléana et merci de votre réponse


>Si vous êtes parvenus en quelque sorte à accepter au jour
>le jour ces douleurs, elles sont devenues comme parties prenantes
>de votre vie, comme "intégrées".

Oui, mes douleurs de dos sont mes vieilles amies/ennemies. Elles sont présentes depuis tellement longtemps qu'elles me rassurent je me dis que si ça dure depuis 10 ans, ce n'est surement pas grave !

Mais en dehors des douleurs chroniques, je parlais aussi des douleurs occasionnelles qui finissent par s'en aller comme elles sont venues. Comment savoir ce qui est "normal" et ce qui ne l'est pas ?

>Mais encore faut-il savoir gérer la part des choses, et mesurer
>si la douleur est réellement supportable ou s'il ne vaudrait
>pas mieux la faire taire par un traitement adéquat et
>efficace.

D'accord avec vous mais est-il normal d'avoir une douleur même supportable ?
Le mal de dos est un exemple parlant. Qui n'a pas mal au dos ? aujourd'hui il est admis qu'avoir mal au dos est "normal" ou en tout cas "banal" et surtout "qu'il n'y a rien à faire". De même pour le mal de ventre : c'est psycho !

>>Et d'ailleurs, que veut dire être en bonne santé ?
>Etre en bonne santé puisque bien sûr mais aussi mentale.
>Il est possible de souffrir d'un handicap, d'une maladie chronique et
>pourtant d'être heureux de vivre.
>De savoir communiquer, entendre, découvrir et partager avec l'Autre.
>Il est possible d'être en bonne santé et de ne plus
>l'être du jour au lendemain. Tout ceci est indépendant de
>notre volonté...
>C'est en quelque sorte quelque chose qui nous échappe.
>
>Etre en bonne santé pour moi n'a pas de sens.
>Il s'agit simplement de savoir accepter sa personne, sa maladie (ou
>son abscence de) pour pouvoir vivre le plus sereinement possible.

J'ai l'impression que vous associez l'idée de bonne santé à l'idée de bonheur. Je voyais ça d'une autre manière : un organisme qui fonctionne de façon efficace, en l'absence de toute pathologie évolutive. Et peut-être ajouter : et qui n'est source d'aucune douleur, même supportable.

>La souffrance fait quelque part partie de nos vies à tous.

>Une petite question croyez-vous que les hypocondriaques cherchent après autre chose
>que l'absolu maîtrise d'une chose qui leur paraît inacessible?

Je suis un peu hypocondriaque à mes heures nous cherchons tous à maîtriser quelquechose. Selon moi, l'hypocondriaque traduit, plus qu'une volonté d'atteindre un état inaccessible de "santé parfaite", une grande anxiété envers ce risque que constitue le simple fait de vivre.
Vivre ça veut dire accepter de souffrir un peu tous les jours, beaucoup plus un certain jour et disparaître finalement, et en ce faisant faire souffrir ceux qui nous aiment.
C'est quand même pas évident d'accepter cette condition !!

J'ai trouvé une bonne parade qui fonctionne bien sur moi : je détourne mon attention en changeant mes habitudes de vie.

Bien à vous


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Nausica (3061 messages) Envoyer message email à: Nausica Envoyer message privé à: Nausica Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 16:05  (GMT)
3. "RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ?"
Bonjour

c'est une question difficile; je ne sais pas s'il existe une réponse. J'avais posé une question semblable il y a quelques mois: http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID14/151.html

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Irleana (1200 messages) Envoyer message email à: Irleana Envoyer message privé à: Irleana Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 16:06  (GMT)
4. "RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ?"
>J'ai l'impression que vous associez l'idée de bonne santé à l'idée
>de bonheur. Je voyais ça d'une autre manière : un
>organisme qui fonctionne de façon efficace, en l'absence de toute
>pathologie évolutive. Et peut-être ajouter : et qui n'est source
>d'aucune douleur, même supportable.
**********************************
Rebonjour

Disons que ma perception de la vie, de la santé a connu quelques revirements depuis quelques années.
Je n'associe pas vraiment cela à l'idée de bonheur, mais plutôt à une pièce de rouage incontournable dans la vie d'un individu.
Quelle qu'elle soit, il nous faudra vivre avec, ou sans.
Là n'est plus pour moi la question.
Je m'inquiète même désormais davantage de la souffrance des autres que de la mienne.
Il n'y a pas de vie sans souffrances, et pourtant tout regard sur elle suscite le rejet . Parce qu’elle dérange.
Souffrir "ce n'est pas beau à voir" et longtemps bien longtemps, elle a été tenue à l'écart.
Objet de rejet, de honte et bien trop souvent de discrimination, plus ou moins marquée ou dissimulée même chez l'assureur...


Pour l'instant à l'heure de bientôt partir faire une échographie, je n'ai plus beaucoup d'idées.
C'est pourquoi je vous ci-dessous quelques citations et graphiques

************************************************************************
http://www.helloduck.com/php/article.php3?id_article=119
"On a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller." Prévert, Jacques

"La meilleure santé, c’est de ne pas sentir sa santé." Renard, Jules

"Comment vous portez-vous ? dis-je.-- Oh ! je vais mieux.-- Vous avez donc été malade ?-Et voilà qu’il faut avoir l’air de s’intéresser à la santé d’une personne qui se porte bien, quand on serait à peine touché par la nouvelle de sa mort". Renard, Jules

"La santé est un état précaire qui ne laisse présager rien de bon." Romains, Jules

"La santé n’est qu’un mot, qu’il n’y aurait aucun inconvénient à rayer de notre vocabulaire. Pour ma part, je ne connais que des gens plus ou moins atteints de maladies plus ou moins nombreuses à évolution plus ou moins rapide." Romains, Jules

"La maladie fausse le jugement et calomnie la vie. La santé fausse peut-être aussi le regard, et embellit trop les choses ?"
Roy, Claude
*****************************************************************
Quelques sondages
Question : Personnellement, estimez-vous que vous êtes en très bonne santé, en assez bonne santé, en assez mauvaise santé ou en très mauvaise santé ?
Source:http://www.csa-tmo.fr/fra/dataset/data2K/opi20000426a.htm

Question : A propos de votre santé, quelle attitude vous correspond le mieux ?

Cordialement
Bien à vous.

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moonheart (14 messages) Envoyer message email à: moonheart Envoyer message privé à: moonheart Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
22-12-04, 03:56  (GMT)
5. "RE: Douleurs familières : Quand s'inquiéter ?"
Bonjour!

Moi aussi, je me pose cette question quelque fois. Où doit-on mettre la limite entre les douleurs ou les symptômes qu'on doit consulter ou non. Je déteste aller consulter alors j'essaie d'étirer au maximum en espérant que ça passe, la plupart du temps, ça fini par passer, mais je me demande toujours si ça se reproduit dois-je consulter?

Je viens toujours sur le forum, demander est-ce que je devrais consulter ou non, pour me donner un petit coup de pied, mais le trois quarts du temps je ne consulte pas, mais au moins j'ai un avis. Ce qui fait que j'ai une liste de chose qui fonctionne plutôt mal, par exemple des douleurs ou symptômes ou blessures qui ne disparaient pas ou qui reviennent toujours. Mais je me dis que si j'ai passé au travers une fois, je suis capable de faire de même pour les prochaines fois, ce qui fait de ma douleur particulière une douleur familière. Est-ce normal ou non je ne sais pas, mais ça fait partie de moi.

Je retourne consulter mon médecin dans 3 mois pour ma nouvelle pillule contraceptive, ça serait l'occasion idéal pour dire tout mes petits bobos, pour qui les vérifie, pour voir si c'est normal ou non. Mais j'en ai tellement que finalement je ne parlerai pas et je me dirai si c'était grave, je perdrais connaissance, j'aurais de la difficulté à fonctionner, à penser, à bouger etc. Pis j'ai peur en même temps qu'elle croit que je lui fait perdre sont temps à me plaindre de ti bobo qui finalement ne sont rien mis à part de l'usure.

Alors je n'ai réellement aucune idée moi non plus quand s'inquiéter de nos douleurs, j'aime poussé à l'extrème, me surpasser, alors j'imagine que c'est la même chose dans ce domaine. Mais ou est la limite de non-retour, c'est à dire qui est bon d'agir avant qu'il soit trop tard pour qu'on ne puisse plus revenir sur nos pas.

J'ai jamais vécu de grosses douleurs par exemple aucune crise de foie qui ma valut une chirurgie, que des petites qui ont passée, pas d'appendicite, aucune fracture (mis à part une tite dans le pied qui faisait pas mal, sauf sur le coup). Alors je me dis que lorsque c'est réellement sérieux je le saurai, en tout cas j'espère que ce sera assez pour ne pas se poser la question de savoir si on doit ou non consulter, avant de consulter.

Puis pour ce qui est de l'hypocondrie, ce ne serait pas une peur de la mort?

Bonne soirée

Moonheart

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