Bonjour Irléana et merci de votre réponse
>Si vous êtes parvenus en quelque sorte à accepter au jour
>le jour ces douleurs, elles sont devenues comme parties prenantes
>de votre vie, comme "intégrées".
Oui, mes douleurs de dos sont mes vieilles amies/ennemies. Elles sont présentes depuis tellement longtemps qu'elles me rassurent
je me dis que si ça dure depuis 10 ans, ce n'est surement pas grave !
Mais en dehors des douleurs chroniques, je parlais aussi des douleurs occasionnelles qui finissent par s'en aller comme elles sont venues. Comment savoir ce qui est "normal" et ce qui ne l'est pas ?
>Mais encore faut-il savoir gérer la part des choses, et mesurer
>si la douleur est réellement supportable ou s'il ne vaudrait
>pas mieux la faire taire par un traitement adéquat et
>efficace.
D'accord avec vous mais est-il normal d'avoir une douleur même supportable ?
Le mal de dos est un exemple parlant. Qui n'a pas mal au dos ? aujourd'hui il est admis qu'avoir mal au dos est "normal" ou en tout cas "banal" et surtout "qu'il n'y a rien à faire". De même pour le mal de ventre : c'est psycho !
>>Et d'ailleurs, que veut dire être en bonne santé ?
>Etre en bonne santé puisque bien sûr mais aussi mentale.
>Il est possible de souffrir d'un handicap, d'une maladie chronique et
>pourtant d'être heureux de vivre.
>De savoir communiquer, entendre, découvrir et partager avec l'Autre.
>Il est possible d'être en bonne santé et de ne plus
>l'être du jour au lendemain. Tout ceci est indépendant de
>notre volonté...
>C'est en quelque sorte quelque chose qui nous échappe.
>
>Etre en bonne santé pour moi n'a pas de sens.
>Il s'agit simplement de savoir accepter sa personne, sa maladie (ou
>son abscence de) pour pouvoir vivre le plus sereinement possible.
J'ai l'impression que vous associez l'idée de bonne santé à l'idée de bonheur. Je voyais ça d'une autre manière : un organisme qui fonctionne de façon efficace, en l'absence de toute pathologie évolutive. Et peut-être ajouter : et qui n'est source d'aucune douleur, même supportable.
>La souffrance fait quelque part partie de nos vies à tous.
>Une petite question croyez-vous que les hypocondriaques cherchent après autre chose
>que l'absolu maîtrise d'une chose qui leur paraît inacessible?
Je suis un peu hypocondriaque à mes heures
nous cherchons tous à maîtriser quelquechose. Selon moi, l'hypocondriaque traduit, plus qu'une volonté d'atteindre un état inaccessible de "santé parfaite", une grande anxiété envers ce risque que constitue le simple fait de vivre.
Vivre ça veut dire accepter de souffrir un peu tous les jours, beaucoup plus un certain jour et disparaître finalement, et en ce faisant faire souffrir ceux qui nous aiment.
C'est quand même pas évident d'accepter cette condition !! 
J'ai trouvé une bonne parade qui fonctionne bien sur moi : je détourne mon attention en changeant mes habitudes de vie.
Bien à vous